Turquin

Dimanche 26 mai 2024 - FARRAN ENCHERES - MONTPELLIER

François-Xavier FABRE (Montpellier 1766 - 1837)

Christ rédempteur

Toile marouflée sur panneau d'acajou

58 x 45.4 cm

Restaurations anciennes

Estimation : 20 000 - 30 000 €

Provenance :
Don de l'artiste à la comtesse d'Albany, légué par celle-ci à la princesse de Mérode, envoyé par Fabre à la princesse de Mérode en 1824. Acheté par un collectionneur belge au couvent des pères missionnaires de Louvain en 1981 puis Collection Laure Pellicer.


Bibliographie :

Catalogue de l'exposition "François-Xavier Fabre (1766-1837) de Florence à Montpellier, Montpellier, musée Fabre, 2008, p.236-237, cat. n°103 (repr.)

Benjamin Couilleaux, Peintures italiennes du musée Fabre catalogue raisonné, Milan, Silvana Editoriale, 2020, p.246


L'installation de Fabre à Florence en 1793 a été couronnée de succès, tant au plan artistique que financier. Il est reconnu comme peintre d'histoire, portraitiste et ses revenus se cumulent à une activité de marchand d'art. En revanche, l'année 1799, durant laquelle la France et la Toscane sont en guerre, est plus incertaine. Ayant moins de commandes, il réfléchit alors à plusieurs sujets religieux : le Christ chassant les marchands du Temple, le Christ et la femme adultère, la Guérison de l’aveugle (dessins conservés au musée Fabre), projets qu'il va abandonner suite à la victoire de Napoléon et l'instauration du Royaume d'Etrurie (1801 - 1807). Les étrangers sont de retour à Florence et Fabre connaît une activité croissante. 

 

Conçue à l’origine par l'artiste comme une tête d’étude en vue de la réalisation d’une de ces compositions religieuses à plusieurs figures, notre toile a été finalement été adaptée en un tableau indépendant, comme en témoigne l'achèvement du nimbe cruciforme peint à l’or fin, et offert à sa compagne, la comtesse d’Albany. Fabre propose ici une synthèse issue de son apprentissage Davidien et de l’œuvre classique de Nicolas Poussin dont il entreprend une collection d’estampes à cette date (comme l'indique la lettre de Madame d'Albany le 1er mars 1800).  C'est aussi à ce moment qu'il achète pour sa collection le Salvador Mundi attribué à Carlo Dolci et des œuvres données à Guido Reni.